Considération vis-à-vis des personnes en charge de l'animation et de la dénomination les concernant.
Sur Vautrône le terme de MJ, à savoir Maître du Jeu, n'est pas utilisé. Nous pensons que le terme n'est pas très heureux, évoquant une forte hiérarchie dans le cadre d'une activité ludique. Par ailleurs, dans sa version originale D&D utilise le terme de DM, Dungeon Master (soit Maître des souterrains, le terme dungeon ne signifiant pas donjon, et non pas du jeu) de manière exclusive, Maître du Jeu est une modification de la VF.
Nous préférons donc le terme de Meneur·euse de Jeu.
Nous ne pensons pas que les pratiques consistant à déifier la personne en charge de l'animation (on peut traditionnellement voir ou entendre parler de Chef, ou Dieu) ou pour la personne en charge de l'animation, se targuer de faire souffrir ses joueurs, d'être méchant, ou tyranniques, soient saines.
La personne en charge de l'animation est à la fois joueur et arbitre. Mais il ne se situe pas au-dessus des règles qui s'imposent à tous (mais il peut faire, comme tout le monde, des suggestions de modifications).
Nous considérons que la personne en charge d'animation à plusieurs fonctions :
Celle de régisseur, car il organise et fait fonctionner le décors et les coulisses, c'est un artisan qui agence les divers éléments, y compris techniques, au service de la diégèse.
Celle de référent, on peut se tourner vers lui pour savoir comment les choses fonctionnent ou en cas de problème (avec modération et après avoir fait ses propres recherches, de préférence !).
Celle d'instigateur, il met en mouvement l’adversité, provoque les situations.
Nous ne souhaitons pas parler d'arbitre ou d'arbitrage car la fonction première d'un arbitrage est de trancher des conflits dans une opposition, ce qui n'est pas conforme à la vision collaborative que nous avons du jeu. Nous ne parlons pas non plus de narrateur, en effet, bien que la personne en charge de l'animation puisse narrer des évènements, et mettre des mots sur des éléments techniques pour leur donner plus de consistance, ce n'est pas lui seul qui fait ou raconte l'histoire.